TRÉPIED EN FER FORGÉ

fer forgé


L'oeuvre qui nous intéresse ici est composée de trois branches qui forment pieds et sont entrelacées dans le milieu par une chimère qui les relie entre elles. Chaque branche est terminée, à la base, par une forte griffe, représentée à la figure 5, qui peut être enlevée dans la masse en séparant chaque onglon par un coup de tranche et terminée, ensuite, au ciseau et à chaud; on peut encore user du procédé qui consiste à préparer séparément chaque onglon, puis à les souder ensemble comme l'indique la figure 7.



Le premier coude arrondi (fig. g) est préparé en refoulant le fer pour obtenir une certaine force à l'endroit du coude (fig. 6), coude obtenu par une soudure à plat dont les deux parties ont été apprêtées, puis refoulées pour recevoir la chaude à souder; la partie haute se termine par un noyau roulé. Cette opération mérite toute l'attention de l'ouvrier; plusieurs emploient des moyens différents pour ne pas réussir toujours : car il faut une certaine habileté pour conserver la même grosseur du fer et arriver à ce que le noyau tourne bien.
La première, chaude doit être donnée pour refouler le fer en bout à seule fin d'obtenir, quand la masse est roulée, avec la panne d'un marteau, le surplus de l'épaisseur pour mater et boucher le vide qui aurait pu se produire. Quand le fer est roulé, on donne une chaude à souder, très vive, de façon à souder le tout ensemble et bien arrondir le départ de la volute.
A la figure 8, le noyau se trouve percé pour recevoir une pendeloque en forme de trèfle, également forgée, qui doit servir à soulever le trépied. Les trois branches sont réunies, au milieu, par un cercle de même fer entaillé moitié par moitié. La pendeloque est forgée.
La tête, qui ne représente pas un volume considérable, peut s'enlever et être dégrossie à la forge et soudée sur le corps qui sera renforcé au point où les ailes seront soudées, tout en l'amincissant progressivement vers son extrémité comme pour lui donner la forme allongée d'un serpent et la queue d'un dauphin.
La figure 2 représente une aile et une, patte exécutées séparément, puis soudées l'une sur l'autre (fig. 3) pour venir, enfin, se souder sur la partie du corps (fig. 4). Cette dernière soudure doit être faite avec beaucoup d'adresse, car il est impossible d'y revenir : l'ouvrier étant très gêné par les ailes et les pattes dans ce travail délicat.
Les deux soudures réunies, l'exécution complète de l'oeuvre comprend encore la soudure de la tête, les formes à donner aux diverses parties du corps offrant de réelles difficultés, surtout pour l'enroulement du corps autour des branches: le cou contourne l'une d'elles, les ailes et la queue en saisissent une autre; cette dernière partie du corps reprend le centre du rond en forme d'hélice; enfin, les pattes viennent reposer sur les parties coudées, maintenues par des vis. En général, toutes ces diverses parties sont fixées au moyen de vis.

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