PANNEAU EN FER FORGE FORMANT DÉPART



Ce travail ayant été exécuté, nous chercherons à établir d'une façon précise les moyens qui ont présidé à son établissement; notre but n'étant que d'indiquer une épreuve qui a réussi à nous donner satisfaction et dont on peut quelquefois tirer profit : car les théories sur certains travaux et la façon de les interpréter varient souvent suivant l'ouvrier qui les exécute; le seul fait qui reste et qui prouve tout, c'est le résultat acquis, les moyens importent peu. Comme cette étude présente une grande difficulté d'exécution, nous avons cru bon de la donner comme sujet d'analyse.
Le plan d'ensemble est composé d'un grand rinceau principal, dont toutes les branches sont soudées et encadrées par deux grandes feuilles forgées et soudées, réunies par une bague également soudée; la tige se termine en volute et semble bien définir une corne d'abondance, d'où partent de nombreux petits rinceaux qui garnissent le panneau. Le cadre qui forme le châssis est également en fer rond de 0m025; la partie, qui fait main-courante, se termine par une tête forgée en plusieurs morceaux, dont l'extrémité inférieure forme une griffe forgée à trois onglons.


Fig. 1. — Détails des pièces forgées qui doivent donner la masse nécessaire pour enlever la tête et le cadre en fer rond de 25 2/2, surmontée d'un fer mouluré qui fait main-courante et soudé d'une seule pièce. Le fer rond est soudé sur une certaine longueur avec le fer mouluré, environ om25, pour bien supporter les chaudes successives qu'ils doivent subir; la masse, qui est soudée dessus et qui doit servir à fournir la feuille qui surmonte la tête, est forgée de manière à laisser un bloc de fer, elle est soudée avec la pièce formant main-courante, comme l'indique notre figure, avec l'autre formant la griffe qui est préparée de la même façon. Cette soudure faite, on a la masse suffisante pour obtenir la tête, qui est façonnée presque entièrement à la forge.
La griffe est forgée par le même procédé en appliquant séparément chacune des parties, comme l'indique la figure 2, et en les soudant toutes à la tige ronde venant de la tête. Dans le morceau d'ensemble, toutes les volutes qui le composent sont apprêtées, à chaque bout, en carré, sur toute la longueur que nécessite la chaude. La naissance de ces soudures est travaillée ensuite à froid pour continuer le profil du fer rond dans le panneau. Toutes les autres volutes viennent se souder sur cette tige centrale. Les deux petits rinceaux, qui s'enchevêtrent entre les grosses volutes, ont subi une préparation spéciale qui consiste à les noyer dans une gorge demi-ronde qui a pour but de ne pas corrompre leur naissance en les soudant. Ce n'est qu'après ce travail que les feuilles qui figurent sont étirées et forgées dans le fer de coupe, puis embouties; leur extrémité se termine à la volute. On se trouve dans l'obligation de rouler les branches du rinceau, après les différentes chaudes qui les ont réunies en une seule pièce; puis de les tourner à la griffe pour les enrouler suivant la place qu'elles occupent sur le dessin d'ensemble.

1 commentaire:

  1. Très beau départ de rampe en fer forgé, mais un gros boulot d'exécution et une grande maitrise du fer forgé our arriver à exécuter ce travail.

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