LAMPE EN FER FORGÉ



Cet ouvrage est composé d'une tige de roseau accompagnée de plusieurs rameaux et d'une large fleur à six lobes épanouis qui sert de réceptacle à la lampe. Un bouton de fleur prend naissance à l'intersection de la tige et de l'un des rameaux. Une libellule également toute forgée vient se poser sur l'une des branches. La hauteur totale est de 0m50, l'enroulement à la base de 0m18.
Pour réussir dans ce genre de travail à la forge, pour souder proprement toutes les pièces, il faut incontestablement posséder une grande adresse, si l'on veut partir de ce point que tout travail exécuté d'après nos exemples et nos matériaux le sera intégralement par la même main.
Dans le cas présent, le forgeron doit être doublé d'un repousseur habile. Au reste, un véritable ferronnier qui veut faire des travaux d'art doit connaître aussi parfaitement la forge et le repoussé, ces deux parties intégrantes du métier qui sont solidaires l'une de l'autre dans l'exécution d'un grand nombre de pièces.
Par le repoussé on obtient le relief et le modelé; la soudure constitue l'ajustage des pièces qui doivent composer l'ouvrage.


Examinons les figures 1 et 2 qui représentent une feuille forgée étirée à plat; l'amorce est retournée de façon à envelopper la tige centrale. Rien n'est plus facile quand on a exécuté déjà quelques soudures de ce genre, que
de les réussir. Dans la figure 3, nous voyons les feuilles destinées à composer la fleur du haut. Chacun des six lobes est préparé et modelé séparément, complètement achevé avant l'opération générale de la soudure qui a lieu de la façon suivante :
Afin de manipuler aisément la pièce dans le foyer, on se sert d'une tringle ronde appelée à disparaître lorsque la pièce sera terminée. Il est indispensable pour la briser après l'opération, de lui donner un coup de lime demi-ronde. Arrivons maintenant aux détails d'exécution :
Sur la tringle précitée on commence par souder deux feuilles ensemble en les serrant fortement avec des tenailles, comme l'indique la figure.8. Il sera nécessaire de faire une chaude spéciale pour chaque paire de lobes.
Les feuilles étant ainsi toutes soudées sur la tige centrale on les reliera ensemble avec un fil de fer de manière à souder le plus près possible du collet. Après cette chaude, qui doit garantir le résultat, on groupera les rameaux et on soudera chacun d'eux à la place qu'il doit occuper en traçant ses divisions suivant les coupes de la figure 6.
Le bouton est compris dans la figure 7. On procédera à son exécution de la même manière que pour la fleur du haut.
La figure 8 représente le plan de la fleur développée; la figure 10 les détails d'exécution de la libellule. Sur le corps, qui est de forme allongée, on ménagera une petite partie carrée qui doit supporter la soudure des pattes sous le ventre et celles des ailes sur le dos. Les parties des pattes seront préparées séparément et réunies ensuite par une soudure à leur milieu.
La faculté est laissée à l'ouvrier, pour réunir les pattes au ventre par une seule soudure, de pousser son travail aussi loin qu'il le désirera, en recherchant même la difficulté. Nous nous empressons d'ajouter que le modèle que nous venons d'analyser exige un travail de forge extrêmement délicat, qu'un artisan accompli sera seul
capable d'exécuter.

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